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Les
conséquences sont principalement encadrées par la
loi n°76-663 du 19 juillet 1976 sur les Installations Classées
pour la Protection de l'Environnement (I.C.P.E) et son décret
d'application du 21/09/1977.
Elle prévoit notament :
Le
recensement national
des sites potentiellement pollués (circulaire "Barnier"
de 1993).
L'établissement
par l'Administration de listes d'entreprises issues du
recensement devant réaliser un diagnostic initial et une
Evaluation Simplifiée des Risques (E.S.R) eu égard
à la protection des eaux souterraines utilisées pour
l'alimentation en eau potable (Circulaire "Lepage" de
1996).
La
fixation d'objectifs de réhabilitation, de contraintes
sur les usages ultérieurs d'un site pollué après
traitement et d'obligations d'information du public et des collectivités
(Circulaire "Vesseron-Voynet" de 1999).
L'obligation
pour le vendeur
d'un terrain sur lequel a été exploitée une
installation soumise à autorisation d'informer
l'acheteur des dangers qui résultent de l'ancienne
exploitation (article 8-1 de la loi de 1976). A défaut l'acheteur
a le choix de poursuivre la résolution de la vente ou de
se faire restituer une partie du prix. Il peut aussi demander la
remise en état du site aux frais du vendeur.
Le préfet représenté par les Services des
Installations Classées peut ainsi par voie d'arrêté
:
Prescrire
des études (diagnostic initial, ESR, ..) et/ou des travaux
de dépollution sur les installations en activité (art.
18 du décret du 21/09/1977).
Imposer
à l'exploitant de remettre en état son site (avec
des prescriptions sur les travaux à réaliser), de
faire une déclaration de cessation d'activité et de
produire un mémoire sur l'état du site précisant
les mesures prises ou à prendre pour les installations cessant
leur activité (art. 34.1 du décret du 21/09/1977).
Le code pénal
précise les responsabilités du chef d'entreprise pouvant
résulter d'incriminations dans le domaine de l'environnement
et retient plusieurs motifs d'incrimination : Homicides, coups et
blessures involontaires, mise en danger d'autrui, terrorisme écologique,
délit de refus d'assistance ou de secours, destruction, dégradation
ou détérioration d'un bien appartenant à autrui,
abandon de matériaux ou de déchets sans accord du
propriétaire, pollution de l'eau, non-respect de la loi sur
les déchets et sur les ICPE, ... et punit ces délits
jusqu' à 1.500.000 F d'amende et 15 ans de prison.
En
complément des peines déjà citées, s'appliquent
des peines complémentaires telles que :
l'interdiction temporaire ou définitive d'exercer
l'activité,
la fermeture temporaire ou définitive de l'établissement,
la remise en état des lieux,
la publication du jugement dans les journaux. De quoi prendre
très au sérieux les conséquences des pollutions
souterraines d'un site exploité ou à vendre.
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